Georgia O'Keeffe et Alfred Stieglitz

HISTOIRE

- 01/10/2021-

Elle, figure incontournable de l’art américain du XXème siècle s’est illustrée à travers toute sa carrière expérimentant les styles et les techniques. Participant à l’invention du modernisme américain dans le New York des années 20, puis à la recherche identitaire qui marqua les États-Unis dans les années 1930, elle finira par devenir quelques années plus tard une pionnière de la peinture abstraite « hard edge », particulièrement connue pour ses tableaux de fleurs géantes.

White Iris de Georgia O'Keeffe
Portrait de Georgia O'Keeffe par Alfred Stieglitz

Lui, disait que "la photographie est une réalité si subtile qu'elle devient plus réelle que la réalité". Une philosophie qui guida son art à l’esthétique "pure", un style cherchant à dépeindre une scène de la façon la plus réaliste et objective. Ce qui lui a permis de s’imposer sur la scène artistique new-yorkaise du début du XXe siècle.

Amants puis mari et femme, leur amour inspira leurs œuvres respectives. Leur relation fut passionnelle sur le plan sentimentale et artistique. Couple sulfureux de l'avant-garde new-yorkaise, le photographe tombe amoureux des œuvres de Georgia de 23 ans sa cadette, en 1916. Il quittera sa femme quelques années plus tard pour épouser celle qui deviendra sa muse. Inspiré par sa vision des formes et son sens de l’esthétique, il la photographia sous tous les angles, avec une tension érotique bousculant les codes du puritanisme de l’époque. Capturant au plus près les angles du visage de Georgia, les courbes de son corps, et les lignes de ses mains Stieglitz parvient à faire circuler son propre désir dans une série de photos noir et blanc qui témoignent aujourd’hui encore de l’intensité de leur idylle. 

Notre modèle GEORGIA réanime cette histoire d’art et d’amour, en mettant en cadran un de ces clichés alliant esthétique des formes et sensualité. Pour poursuivre votre découverte des artistes ayant inspirés cette montre, LAPS vous conseille le livre d’Alain Vircondelet Amours fous, Passions fatales, consacré aux grandes rencontres amoureuses de l’art, et vous donne rendez-vous à l’exposition Georgia O’Keffe du 8 septembre au 6 décembre au Centre Pompidou.